MERCI D’AVOIR PARTAGÉ AVEC NOUSVOS LECTURES PRÉFÉRÉES

Vous avez été nombreux et nombreuses à participer à notre Grand Concours de l’été et cela n’a pas été facile de vous départager ! 

Nous remercions également chaleureusement l’auteure Sophie Fontanel, marraine de cette édition 2021.

FÉLICITATIONS À ALEXANDRA MOREL QUI REMPORTE LE 1ER PRIX POUR SON TEXTE CONSACRÉ À LA FABRIQUE DE POUPÉES D’ELIZABETH MACNEAL !

« Chère lectrice,

Tu t’apprêtes à faire la connaissance d’une jeune femme particulière et lumineuse. Iris n’est pas une poupée que l’on garde sous verre. Elle s’affaiblit dans cette vie de petite main que ses parents ont choisie pour elle. Iris bouillonne. Iris résiste. La nuit, elle s’échappe dans ses rêves de peinture et de liberté. Sa sœur jumelle, une Rose injustement abîmée, semble, quant à elle, résignée face à sa condition.

Dans ce Londres du XIXe siècle, Mademoiselle Whittle va faire l’objet de nombreuses convoitises. Des hommes vont graviter autour d’elle, dans un dédale d’intentions obscures ou bienveillantes. A ses côtés, tu côtoieras aussi bien des âmes errantes dans les souterrains miséreux de la ville que des artistes assoiffés de beauté et d’Exposition Universelle. Tu arpenteras au scalpel les galeries intérieures des protagonistes. Tu auras envie de conquérir Iris, de la protéger, de l’aimer à ton tour. Surtout, reste aux aguets. Ne crains pas le sordide, l’écœurement, le sublime. Tu risques d’être bousculée, essoufflée, mais tu ne résisteras pas à accompagner Iris jusqu’à l’achèvement du tableau. » Alexandra remporte 20 livres Pocket de son choix, un an d’abonnement au magazine ELLE et une place dans le jury du Grand Prix des Lectrices ELLE 2022.

2e prix : Caroline Brasseau Pour son texte sur le roman Les Roches rouges d’Olivier Adam

« C’est l’histoire d’une course folle, celle de Leila et Antoine.

Par-delà les murs gris de leur cité HLM englués de désolation, à traîner cette vie poisseuse, leurs existences à la dérive se percutent un jour dans une agence Pôle Emploi.

Si lui tourne en rond dans la cage qu’est devenue sa tête, abruti de médicaments et de chagrin inconsolable, Leila, elle, courbe l’échine sous le joug d’une vie de misère et de mauvaises rencontres. En prenant la tangente vers le Sud, là où lumière, azur et parfums peuvent vous laver pour de bon, l’infime espoir d’échapper à cette couche de crasse ressurgit.

Le style d’Olivier Adam est incisif : il percute et claque comme on fuit un danger, il attendrit comme le zézaiement d’un petit garçon qui vous relie au monde des vivants. On est à bout de souffle dans cette cavale, à fuir l’immobilisme, une vie minuscule, limitée.

Voilà un roman nerveux et pétri d’une tendresse particulière pour ces âmes brisées qui se trouvent et se réparent le temps d’une possible résurrection. C’est une cavalcade qui évoque la fureur de vivre ; un road trip mené tambour battant pour ceux qui n’ont plus rien à perdre.

Une lecture qui éveille en nous combativité et endurance, ce qui - en ces moments incertains - ne peut être que salvateur. » Caroline remporte 12 livres Pocket de son choix et six mois d’abonnement au magazine ELLE.

3e prix : Charlotte de Ferron Pour son texte sur le roman Un mariage américain de Tayari Jones

« Il y a des moments comme ça, où les livres semblent vous choisir, où une thématique s'impose à vous, et où la littérature prend d'un seul coup le pas sur la réalité pour vous enseigner la vie.

Et alors que l'Amérique s'embrasait aux cris de "Black lives matter", je découvrais, confinée dans mon jardin, les chiffres édifiants du racisme rampant aux Etats-Unis.

Très marquée par Le Chant des revenants de Jesmyn Ward, un livre coup de poing sur les inégalités raciales dans le vieux Sud américain, j'ouvrais Un Mariage américain un peu au hasard, j'avais dû lire une bonne critique quelque part, sans savoir vraiment ce qui m'attendait.

Ce qui m'attendait, c'était un jeune couple idéal : beau, jeune, talentueux... Roy et Célestial semblent incarner le rêve américain, celui de tous les possibles. Mais quand on est né noir dans le sud des États-Unis, le rêve américain peut vite virer au cauchemar. Et quand Roy est accusé de viol par une femme, blanche, son cas semble déjà réglé avant même d'être jugé. Pourtant, nous sommes bien au XXIè siècle, dans un pays qui se dit juste et égalitaire. Mais au-delà du racisme et de l'injustice, ce que Tayari Jones nous raconte, c'est l'attente, et le devenir d'un couple quand l'un des deux est enfermé. Comment entretenir la flamme, comment préserver l'amour quand il n'y a plus rien à construire ? Et comment se retrouver quand l'un a continué sa vie pendant que l'autre végétait en prison ? Comment une famille peut-elle se remettre d'une erreur judiciaire ?

Un magnifique roman, avec des personnages forts et attachants, malgré leurs défauts, ou peut-être à cause d'eux. Pour ceux qui aiment l'ambiance du vieux Sud américain, Harper Lee et Toni Morrison. » Charlotte remporte 12 livres Pocket de son choix.

4e prix : Claire Grafion Pour son texte sur le roman Summer Mélodie de David Nicholls

« 16 ans, un amour d'été, ça pourrait être une rengaine banale. Les premiers émois, le choc amoureux…. C'est ça, mais tellement plus aussi.

C'est le blues d'un ado qui se sent transparent, la complainte d'un fils qui souffre d'être le père de son père, chômeur dépressif.

C'est aussi un rock alternatif violent pour dépeindre les amitiés viriles, quand alcool et testostérone s'enlacent.

C'est bien sûr une aubade quand Fran Fischer arrive sur scène, puis une rhapsodie entraînante qui s'achève en duo d'amour passionné.

C'est surtout un hymne : à la gloire du théâtre, de l'amitié, d'une femme qui va lui permettre de sortir de sa coquille, de devenir qui il est, de se libérer de ses chaînes et se ses complexes.

Mais davantage encore, grâce à la puissance de l'écriture et au sens de la construction du récit, David Nicholls chante un hymne au plus bel amour qui soit, même maladroit, l'amour d'un père pour son fils… à moins que ce ne soit l'inverse.

Et le lecteur sort du livre avec en tête un fado nostalgique et l'envie de repartir en arrière, de relire les pages sublimes de ce récit initiatique d'un ado enchaîné qui va devenir un fils, puis un homme libre. » Claire remporte 12 livres Pocket de son choix.

5e prix : Adeline Schmitt Pour son texte sur le roman Au Soleil redouté de Michel Bussi

« Cela fait très longtemps que je n'avais plus lu un roman qui me rende aussi paranoïaque !

Mélange entre le célèbre roman Ils étaient dix d'Agatha Christie et le film Souviens-toi l'été dernier, cette nouvelle œuvre de Michel Bussi ne peut être refermée avant d'en avoir lu la dernière ligne.

Je dois dire qu'en premier lieu, j'ai, comme les apprenties écrivaines, été sceptique sur la disparition de leur mentor Pierre-Yves François. Pensant à une mise en scène de sa part, j'étais persuadée que c'était son idée afin de stimuler l'imagination de ses lectrices. Puis, les morts mises en scènes se sont succédées, jusqu'à la découverte de son propre cadavre. Les filles, prises au piège dans une sorte d'escape game macabre, sont potentiellement toutes la cible d'un tueur fou qui sévit sur l'île paradisiaque.

Le temps de ma lecture, je me suis sentie l'âme d'une enquêtrice. J'ai même élaboré un tableau mental avec les différents indices et preuves qui pouvaient incriminer tel ou tel personnage. Et je dois dire que jusqu'au dénouement de l'histoire, je misais fort sur la culpabilité de Tanaé. Et pourtant ! Le fait que je me sois totalement méprise sur l'identité du tueur fait de ce livre un thriller absolument haletant qui nous laisse sans voix jusqu'à la dernière ligne. Absolument pas prévisible, avec des retournements de situation à chaque chapitre, Michel Bussi a, une fois de plus, réussi le pari de nous subjuguer de par ses mots. Au soleil redouté, un must-have pour les fans - ou non - de l'auteur. » Adeline remporte 12 livres Pocket de son choix.

LE JURY

Sophie Fontanel
Auteure
OLIVIA DE LAMBERTERIE,
Chef du service littéraire de
NATHALIE DUPUIS,
Rédactrice littéraire de
Julie Cartier,
Directrice éditoriale de